Une partie de l'histoire du temps F.I.R.

2) selon le différend

Forte de la réponse du 02 octobre 1997, P.S.P. interrogea le Ministère sur une nouvelle pratique institutionnelle qui mettait en place des "ordres de missions" systématiques pour l'exercice du tiers temps F.I.R. à l'égard de psychologues d'un autre établissement.

Nous avions fourni au Ministère les copies des documents que la direction du C.H. de Tarascon demandait de remplir et nous avions expliqué que, si l'un des documents (le document 1) n'avait pas pour titre explicite "ordre de mission", il en était cependant un. En effet, il reprenait strictement les mêmes renseignements à fournir que les formulaires officiels d'ordre de mission. La manoeuvre était subtile et perverse à la fois : la direction avait tout simplement changé le titre du formulaire d'ordre de mission, sans en changer le contenu !

La réponse reçue par P.S.P. (ci-dessous) montra l'embarras du Ministère. En effet, il avait 4 mois auparavant, répondu que la réglementation ne prévoyait pas d'ordres de missions systématiques, et là , alors qu'il ne peut ignorer ce qu'est un ordre de mission, il répondit strictement l'inverse ... faisant l'impasse sur sa réponse d'octobre 1997 !

 

Nous sommes en droit de penser que lorsque le Ministère constate que plusieurs Directeurs d'établissement (qui, sachons-le, s'informent entr'eux) mettent en place des pratiques qui interprètent la réglementation contre l'avis du Ministère, ce dernier finit par laisser faire... et dégage en touche ! Ne nous étonnons pas si cela amène nécessairement à transformer le différend en contentieux.

Ceci nous amène à identifier les lieux et les stratégies du pouvoir institutionnel et nous pensons qu'il est temps de les prendre en compte avec les outils de l'analyse institutionnelle.