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À propos de la déontologie des psychologues
Nous avons remarqué que, depuis quelques temps, notre page relative au Code de Déontologie des Psychologues Français, était particulièrement visitée.
Intrigués, nous avons tenté de comprendre l'intérêt subit de nos visiteurs. Psychologues ou non psychologues ? Sûrement les deux, diront certains.
Pourtant, il semblerait qu'en ce moment certaines organisations de psychologues se préoccupent (un peu activement et une fois de plus) de la question : des votes ont lieu, de ci, de là, afin que leurs représentants se positionnent : pour ou contre une déontologie réglementaire, pour ou contre un ordre des psychologues, pour ou contre ni l'un ni l'autre (sic) !
Comme toujours, et depuis 1961 (Code de la S.F.P.), la question de la déontologie se traite au niveau des appareils des diverses organisations (avec un semblant d'interpellation de leurs "bases" respectives et l'élaboration de moultes "numéros spéciaux" consacrés à la question).
Et comme toujours, les dizaines de milliers de psychologues français regardent passer la caravane avec la même curiosité que celle que l'on adopte entre deux réunions de synthèse pour faire une pause thé ou café !
La déontologie d'une profession c'est ce qui se dégage :
- de l'exercice de celle-ci,
- de la confrontation entre un savoir universitaire et une réalité sociale,
- de ses difficultés à l'asseoir,
- de ses conflits, de ses contentieux, de ses jurisprudences,
- de ses débats techniques, etc.
En un mot, la déontologie arrive après que la profession concernée ait acquis une certaine maturité et que ses professionnels aient élaboré (à minima) un consensus qui permette d'enraciner un exercice singulier dans diverses réalités.
Or l'histoire des psychologues praticiens nous enseigne combien ces derniers se complaisent à se mettre " à part ", y compris " à part de la loi " (croire pendant 20 ans que le décret de 1971 était un statut des psychologues hospitaliers en est l'exemple le plus connu).
Aussi, le Code de déontologie des psychologues français de 1990, s'est élaboré :
- en tenant compte des réalités d'exercice des psychologues, en les écoutant, en les orientant, en les soutenant dans leurs justes revendications,
- en inscrivant cet exercice dans le social et le juridique du pays au sein duquel il est mis en oeuvre sans être coupé de l'évolution de son droit, de sa jurisprudence et de sa doctrine,
- et, ce qui est fondamental, en prenant en compte les difficultés opposées à un exercice en pleine responsabilité.
Chaque psychologue qui s'engage sur l'honneur à respecter le Code de déontologie des psychologues français de 1990 sait qu'il peut trouver dans ses articles une réponse qui lui permette de se positionner aussi bien face à ses consultants (dans le respect de leurs droits) qu'à son employeur, et ce, en des termes non équivoques et toujours référés aux divers droits de notre appareil juridique. Nombre d'entre eux nous disent souvent avoir un sentiment d'unité professionnelle à adopter une telle déontologie.
Nous avons fait le choix depuis plus de 20 ans de " passer contrat " avec des psychologues singuliers qui peuvent échanger et discuter de ce code pour mieux se l'approprier.
Et depuis plus de 20 ans, notre démarche gène " les appareils " (syndicats et associations de psychologues) au point que, lorsqu'ils organisent leurs débats sur la déontologie, ils évitent non seulement soigneusement de nous y inviter mais ils évitent de même d'engager avec nous un débat critique sur le code que nous défendons !
Ce ne sera, donc, qu'une fois de plus.
sourire ... en passant![]()