Au prétexte (issu du "disease management" américain) de comptabiliser les dépenses de santé, les hôpitaux publics français obligent leurs personnels de santé à mettre en fiches les activités qu'ils font auprès des patients et usagers. Ces fiches ont pour objectifs de mettre en code tous les soins que vous recevez, tous les traitements que l'on vous administre et TOUS VOS COMPORTEMENTS.
Pire. C'est sous le FICHIER PSYCHIATRIE que sont inclus vos comportements, vos émotions, votre souffrance psychique et morale, votre inquiétude, votre stress, etc.
Pire de pire. Dorénavant quand vous demanderez à consulter (à l'hôpital public) un psychologue, on vous dirigera d'office vers le bureau du PSYCHIATRE !
Ces dispositifs qui psychiatrisent (médicalisent) votre souffrance psychique (qui pourrait advenir à la suite d'un deuil, d'un accident, d'une agression, d'un divorce, d'une perte d'emploi, d'une séparation conjugale, etc) et celle de vos enfants (dans le cas de difficultés scolaires, troubles du comportement, période d'agressivité, perturbations à l'adolescence, etc) constituent un véritable dispositif de contrôle social liberticide et pervers !
La machine est en route. Elle s'appelle " amalgame CIM 10-T2A " pour les professionnels et elle n'a pas reçu de nom (ni de non) pour les citoyens usagers de l'hôpital public !
Quant aux psychologues qui refuseraient ces cotations illégales qui transforment d'office leurs activités psychologiques en activités psychiatriques, ils sont systématiquement menacés de sanctions disciplinaires !
Et pour faire respecter vos droits, il ne leur reste qu'à "entrer en résistance" au risque de perdre leur emploi !
En dépouillant les psychologues de leurs activités spécifiques pour les transformer, illégalement et d'office, en activités médicales psychiatriques, c'est à votre liberté que l'on porte atteinte !
La manoeuvre est habile.
A l'hôpital, les psychiatres imposent aux usagers qui demandent des consultations psychologiques, d'avoir OBLIGATOIREMENT et illégalement une consultation psychiatrique préalable avec eux. Là, ils font un diagnostic (psychiatrique) répertoriés dans la CIM10, puis ils vous laissent consulter (apparemment librement) un psychologue (qu'ils vous désignent et que vous ne choisissez pas !) et toutes les activités psychologiques de ce dernier sont automatiquement enregistrées (comme si rien n'était, par le secrétariat médical) selon le diagnostic psychiatrique initial et deviennent, comme par magie et à votre insu, des activités psychiatriques !
Ni vu. Ni connu.
Ici, on vous montre comment on psychiatrise vos comportements :
http://www.psy-net.info/psychiatrie/cim10/fr/index.html
Ici, on nous dit qu'on peut même coter les actes psychanalytiques :
http://syndromedebenjamin.free.fr/medical/nosographie/cim10.htm
Ici, par exemple, on montre comment on vous psychiatrise en cardiologie :
http://www.besancon-cardio.org/cardiologie/pro-CIM-10.php
Ici comment on psychiatrise les problèmes de maltraitance et de suicide :
http://pagesperso-orange.fr/grimpic/grimcode.htm
Ici sont répertoriés les logiciels pour vous mettre en codes :
http://membres.lycos.fr/pradeau/PMSI/outils/CIM10/CIM10_acceuil.htm
Ici, des conseils pour EVITER certains codes psychiatriques pourtant prévus !
http://pagesperso-orange.fr/grimpic/codenuls.htm
Ici, ce qu'en pense la Ligue des Droits de l'Homme
http://www.delis.sgdg.org/menu/nir/DelisLdhEntrevueCnil20070124.pdf
ET là on vous montre qu'il y en a qui RESISTENT en soulevant les moindres détails!
http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=383
>>>>>>> Pour exiger le respect de vos droits à ne pas être comptabilisé (même anonymement) en Psychiatrie.
>>>>>>> Pour exiger l'abrogation de fausses statistiques servant à financer de faux moyens. En psychiatrisant les soins psychiques faits par les psychologues, on obtient de fausses statistiques (le travail des psychologues disparaît et ces professionnels, devenus statistiquement invisibles, disparaîtront réellement des hôpitaux). De plus ces fausses statistiques vont servir à des politiques et des plans de santé totalement basés sur des chiffres nécessairement erronés, montrant que les français sont de plus en plus nombreux à consulter des psychiatres et qu'il est inutile de créer des postes de psychologues hospitaliers qui ne servent à rien !
Monsieur le Président de la République française,
Vous êtes le garant de nos libertés, souvent chèrement acquises, et c'est à ce titre que nous vous demandons de faire cesser, sur votre territoire, des pratiques de santé liberticides et illégales (cotation des activités psychologiques en activités psychiatriques à l'aide du répertoire CIM10) qui portent tort :
1) Aux droits des malades :
>>> en particulier à l'article L6111-1 du C.S.P., qui leur permet d'être pris en charge dans "les établissements de santé, publics et privés" "en tenant compte des aspects psychologiques du patient ". Sachez que la prise en charge de ces "aspects psychologiques" a été considérée (par le Sénat et l'Assemblée Nationale qui ont, de concert, insisté sur ce point lors du vote de la loi portant réforme hospitalière) comme faisant partie des missions incombant aux psychologues. Ceci permettant aux citoyens de venir consulter à l'hôpital des professionnels qui ne feront pas d'eux des "malades".
>>> en particulier à l'article L1111-8 du C.S.P. car "les professionnels de santé ou les établissements de santé " qui disposent "des données de santé à caractère personnel, recueillies ou produites à l'occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins " ne respectent pas l'obligation qui leur est faite relativement à l'hébergement de ces données. En effet, un tel hébergement ne doit "avoir lieu qu'avec le consentement exprès de la personne concernée " ce qui n'est pas du tout le cas lors des cotations de la TAA. Ainsi, les personnes qui, sans être malades, viennent consulter des psychologues à l'hôpital sont d'office répertoriées dans les statistiques (et sans qu'on le leur dise) comme "malades psychiatriques". Or de telles pratiques portent tort aux droits des personnes, tels que définis par la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.
2) Aux droits des personnes : de choisir librement le professionnel qu'elles sollicitent (ici le psychologue) sans se voir imposer :
>>> à l'hôpital, de passer obligatoirement par une consultation de psychiatre ( Article R4127-68 du C.S.P.).
>>> en secteur libéral, d'avoir les moyens financiers suffisants. Vous savez en effet, Monsieur le Président de la République, que la consultation psychologique par un psychologue hospitalier ne nécessite aucun paiement de la part de l'usager, alors que dans le secteur libéral cette même consultation est à 100 % à sa charge !
Comptant sur votre vigilance et votre intervention pour faire cesser de telles pratiques, recevez Monsieur le Président de la République Française, mes salutations distinguées.
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